158584867_small-a7177Définition : Nom masculin. Instrument à vent, de la familledes bois, à perce conique et à anche double.
Origine : Très ancienne. Les ancêtres du hautbois sont… …peut-être :
L’autou (en Inde, au 12e siècle avant J.C)
L’Olos (en Grèce et en Egypte)
Le Tibix (chez les Romains)
…mais sûrement :
La Raïta (en Tunisie)
Le Biniou, la bombarde, la Cornemuse (en Bretagne)
Le Tible & Ténora (en Catalogne).
Les instruments à anche double, construits pour produire des sons forts et criards, étaient à l’origine des instruments de rue. Populaires, ils servaient à faire danser le peuple (les instruments Catalans, par exemple, ont conservé ce caractère folklorique). Connu sous ses dimensions actuelles vers le 15e siècle (avec seulement quelques clés), le hautbois avait sa place dans les musiques militaires et royales. Il avait pour mission de doubler les trompettes (la partition de « Feux d’Artifices Royaux » de Haendel fut écrite pour 9 Trompettes,
9 Cors, 24 Hautbois et 12 Bassons).
La facture instrumentale s’améliorant, le son devenant
plus doux et cohérent, le hautbois put cohabiter avec les différents
instruments de l’orchestre symphonique. Cambert introduisit
le Hautbois à l’Opéra de Paris en 1671 (dans la pastorale
de Pomone).
Le hautbois a, de nos jours, une place très importante
sous tous ses aspects (traditionnel, baroque et également
« moderne »). Présent dans l’orchestre lyrique ou symphonique,
instrument chanteur par excellence, son répertoire de
soliste ne cesse de s’accroître ainsi que sa place dans la
musique de chambre.
Répertoire : Très varié. De Lully à nos jours, les compositeurs
se sont tous intéressés à cet instrument principalement
expressif et pastoral.
Les principales pages sont : « Scène aux Champs » (Symphonie
Fantastique de Berlioz), « Ronde des Paysans » (Symphonie
Pastorale de Beethoven), « Marche Funèbre » (Symphonie
Héroïque de Beethoven), « Concerto de Violon » de Brahms,
« Carmen » de Bizet, « Le Tombeau de Couperin » de
Ravel, ainsi que de nombreux concertos ou sonates (Haydn,
Haendel, Mozart, Bellini, Cimarosa, Marcello, Strauss, Hindemith,
Poulenc, Rivier, Martinu, etc.)
Quand ? Comment ?
Instrument souvent méconnu, mais dont le timbre ne laisse
pas indifférent, filles ou garçons peuvent entreprendre l’étude
du hautbois. En principe, il ne faut aucune disposition particulière
pour l’approche de cet instrument. Le professeur peut
toutefois juger de la morphologie de l’élève, de sa taille, des
doigts, de la forme de ses lèvres ainsi que de sa dentition.
Faut-il beaucoup de souffle ?
Non. Les débutants envoient généralement beaucoup trop
d’air. L’ouverture de l’anche est minuscule et tout excès sature.
Donc, ce n’est pas une question de quantité, mais un
contrôle permanent de ce débit.
Cet instrument est-il difficile ?
Oui, pour les paresseux. Non pour celui qui a la patience de
le découvrir.
Faut-il beaucoup travailler ?
Non. Tout au moins au début, car l’élève fatiguera vite. Mais il
faut un travail de qualité, suivi d’une grande régularité. Comme
pour le sport, l’athlète ne se prépare pas la veille d’une compétition.
En compensation de tous ces efforts, que m’apportera le
hautbois ?

Certainement beaucoup de joie. La possibilité de jouer avec
d’autres, de faire de la musique de chambre, de l’orchestre. Il
existe des formations dans chaque ville et pour tous niveaux.
Une approche intérieure de la musique, ainsi qu’une meilleure
connaissance et maîtrise de son corps par le travail et le contrôle
de la respiration. La possibilité d’aborder les instruments
de la même famille : Le Cor Anglais (plus grave que le hautbois
et reconnaissable avec son pavillon piriforme, son timbre
doux et voilé est très mélancolique).
Le Hautbois d’Amour (petit Cor Anglais, de sonorité très expressive,
plus douce et plus intime que celle du hautbois).
Le Hautbois Baryton (le plus grand donc le plus grave, en
vogue actuellement dans les bandes de hautbois)

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